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jeudi 14 mars 2013

LE FILM DE L'ARRIVEE DU GROUPE SEXION D'ASSAUT EN GUINEE.

Au commencement était l’Imam de Conakry qui ne voulait pas du X sur les banderoles. Ça a coûté de la sueur froide et de l’argent aux organisateurs. A l’arrivée, le X a semé la désolation dès le début du spectacle. Pilule amère, regrets et concert de dégâts à l’assaut.

La foule immense de jeunes qui a prit d’assaut l’esplanade du
Palais du peuple, à l’occasion du concert géant du groupe de rap français Sexion d’Assaut, ce samedi 16 février est repartie amère.
Ni la brillante prestation scénique des artistes guinéens, ni le concert proprement dit qui a commencé dans un tohu-bohu indescriptible, encore moins la loge des VIP d’où la pagaille est partie, n’ont donné du goût au concert du groupe parisien le plus adulé du moment. Sexion d’Assaut n’a pas répondu aux attentes à cause de l’amateurisme constaté dans l’organisation. Tenez ! Jamais un concert n’avait mobilisé autant de monde, mais même ceux qui détenaient des cartes VIP ont dû regretter de leur déplacement. Une demi-heure seulement après la brillante prestation des artistes locaux, le mauvais agencement des sièges a fait lever invités et spectateurs assis aux premières loges, dès le début du concert de Sexion d’Assaut. La vision de ceux assis loin du podium étant masquée par ceux de l’avant.

Les chuchotements et les invectives ont fait le reste. Le groupe vedette ne pouvait plus continuer, après les quatre morceaux distillés. Les jets de pierres venant de partout les en ont empêché. Les gendarmes se sont invités dans la danse. Ils ont dégainé et les bombes lacrymogènes qui ont dispersé le public. Dans la débandade, Miss University 2012 Sanassa Kouyaté, s’est retrouvée dépossédée de ses chaussures. La pauvre n’avait plus que ses yeux pour pleurer. Une âme bienveillante l’a épaulée, mais les chaussures étant introuvables,
Miss Kouyaté a dû faire le retour à la maison pieds nus.
Le DJ mannequin, Dj Oudy Premier et le journaliste Macky d’Espace FM ont perdu leurs montres de valeur. Ciré Baldé de Visionguinee, Abdoulaye Dioné de Dionuspeople, Abdoulaye Diakité de L’Observateur, Aissatou Bah de Guinéetoile, Mohamed Albé Bangoura de Horizon FM Mariama Woundé de Jourguinee, ainsi que Ahmed Tidiane Diallo de l’hebdomadaire Le Populaire étaient pris dans la nasse. Pour leur sauf, ils ont formé une ceinture de solidarité pour résister à la bourrasque. Mais la nervosité s’en était déjà prise aux bodyguard de la sécurité qui poussaient leurs muscles jusqu’à avoir l’outrecuidance de contrer le patron d’AMASI Management, Ahmed de Paris. Mais celui-ci n’est pas du genre à se donner en spectacle. Il leur a pardonné leur égarement. Des stars, ils s’en prennent au public. Coups de gueules, coups de pieds et paires de gifles étouffent les spectateurs les moins résistants. Les plus sexy sont dépossédées de leurs téléphones portables, de leurs portes monnaies, de leurs casquettes Wati B. Personne n’était à l’abri. C’était sauve-qui-peut même pour les organisateurs du concert. A la conférence tenue le lendemain à l’hôtel Havana Beach, le Directeur général adjoint de Meurs Libre Prod, Abdoulaye M’baye a reconnu la mauvaise organisation qui a émaillé le
Concert. Il s’est fondu en excuses.
Tardivement.

Source Le Populaire

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