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mardi 21 février 2012

UNE FEMME ENCEINTE DEPUIS CINQ ANS.





Si les femmes 

enceintes font généralement neuf mois pour mettre au monde un enfant, tel n’est pas le cas chez cette guinéenne de Conakry. Et pour cause !

Depuis le mois de mai 2007, soit cinq ans neuf mois, Mantennin Camara, commerçante à Macenta (préfecture située au sud de la Guinée), en séjour médical à Conakry, porte dans son ventre un enfant qui peine à voir le jour.

Après avoir suivi deux ans neuf mois de traitements à Conakry,nos confrères du sit d'information conakryinfos l'ont rencontré cette semaine dans un quartier populaire de la commune de Matam(la sig madina).
suivez cet entretient avec nos confrères de conakryinfos:

Conakryinfos : Bonjour Madame, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Matennin Camara :
Je me nomme Matennin Camara, je suis commerçante résidant à Macenta. Je suis en séjour médical à Conakry. Je suis âgée de 43 ans. J’ai trois enfants, et j’attends un quatrième enfant avec la grossesse que je porte.

Conakryinfos : Nous avons appris que vous êtes enceinte depuis plus de cinq ans, est-ce une vérité ?

Matennin Camara :
Oui, c’est une vérité. Je suis porteuse d’une grosse qui fait maintenant en ce mois de février, cinq ans neuf mois.

Conakryinfos : Avec la durée de cette grossesse, êtes-vous sure que c’est une grossesse, pas une maladie ?

Matennin Camara :
Écoutez, j’ai déjà fait trois enfants. Je connais comment se porte un enfant dans le ventre d’une femme. Tous les mouvements qu’un enfant fait dans le ventre de sa mère, celui-ci aussi le fait chaque jour. C’est pourquoi, je suis convaincue que c’est une grossesse comme les autres. Comprenez que j’ai déjà fait trois enfants dans ma vie.

Conakryinfos : Vous êtes-vous rendue à l’hôpital pour avoir la certitude que c’est une grossesse que vous portez ?

Matennin Camara :
Je connais comment une femme enceinte doit se comporter dès le début de la grossesse. Je suis allée à maintes reprises à l’hôpital pour faire des examens et l’échographie, afin d’être rassurée que c’est une grossesse, et non une maladie.

Je me suis rendue deux fois aux CHU de Donka et d’Ignace Deen à Conakry pour faire l’échographie. Les médecins m’ont dit que c’est un enfant que je porte, et non une maladie. Ils m’ont même rassurée que ce n’est pas du fibrome, mais plutôt un enfant qu’ils n’arrivent pas à voir avec l’échographie.

Je me suis même rendue une fois chez un autre gynécologue à Accra au Ghana pour des examens. Là, comme les gynécologues de Conakry, le médecin ghanéen aussi m’a dit que c’est un enfant que je porte, pas une maladie. Il m’a même dit que c’est un enfant qui ne se trouve pas à sa place, raison pour laquelle, il est très difficile de le voir avec l’échographie.

Conakryinfos : Madame, en Afrique, les femmes qui portent des grossesses de ce genre voient généralement leur ventre la journée, mais la nuit, celui-ci disparait mystérieusement. Est-ce que cela vous arrive parfois ?

Matennin Camara :
Oui, cela m’arrivait au début. Mais, lorsque j’ai commencé à utiliser des talismans, ça ne m’arrive plus.
Un jour, j’étais couchée avec ma première fille dans le même lit. Elle s’est brusquement réveillée vers 3 heures du matin pour me réveiller en me disant que ma grossesse a disparu. Je lui ai dit de continuer son sommeil en lui disant de se taire prochainement quand elle verra de telles choses.

Conakryinfos : Cela veut dire que vous remarquez souvent la sortie et la rentrée nocturnes de l’enfant dans votre ventre ?

Matennin Camara :
Non, quand ma grossesse disparaissait nuitamment avant l’utilisation des talismans, je ne remarquais rien la nuit. C’est la journée seulement que je sentais que quelque chose m’est arrivée la nuit.

Quand cela m’arrivait la nuit, le matin, je ressentais des courbatures aiguës sur tout mon corps, surtout au niveau du dos et de la hanche. Et pour me soulager, il fallait me faire subir un bon massage.

Conakryinfos : Comme vous êtes enceinte, il vous arrive parfois de voir vos menstrues ?

Matennin Camara :
Oui, il m’arrivait parfois de voir mes menstrues. Cela a continué pendant trois ans. Mais depuis que je suis venue à Conakry pour continuer mon traitement, cela ne m’arrive plus grâce aux produits pharmaceutiques que je suis en train de prendre.

Conakryinfos : Avez-vous déjà vu des grossesses pareilles ?

Matennin Camara :
Oui, j’en ai déjà vues. A Macenta, il y avait une autre femme qui avait eu une grossesse pareille. Elle a même réussi à mettre au monde deux enfants issus des grossesses de ce genre. Elle a mis le premier au monde après six ans passés dans son ventre ; tandis que le deuxième est venu au monde après sept ans neuf mois. Aujourd’hui, tous ces deux enfants vivent là-bas.

Même à Conakry ici, il y a d’autres femmes dans la même situation que moi, qui viennent me voir après qu’elles soient informées par mon frère qui leur a dit de venir me voir. Quand elles sont venues, je leur ai moi-même donné du courage en leur disant que le jour venu, Dieu nous donnera la force de mettre au monde ces enfants. Car, c’est Lui qui les a donnés.

Conakryinfos : Acceptez-vous une intervention chirurgicale pour vous débarrasser de cette grossesse qui n’a que trop duré ?

Matennin Camara :
Je préfère ne pas subir une intervention chirurgicale jusqu'au jour où Dieu me donnera la chance de mettre au monde moi-même cet enfant. Quand j’étais à Macenta, un voisin est venu nous dire de ne jamais accepter de subir une intervention chirurgicale après qu’il ait fait un rêve où il lui a été dit de ne jamais me faire subir une intervention. Même ici à Conakry, une de mes belles-sœurs a fait le même rêve ; c’est-à-dire de ne jamais me faire subir une intervention chirurgicale pour mettre au monde l’enfant que je porte.

Donc, comme je ne tombe pas malade avec cette grossesse, je continue d’attendre le jour où je vais mettre cet enfant au monde.

Conakryinfos : Après plus de cinq ans de grossesse avec un enfant qui ne vient toujours pas au monde, quel appel avez-vous à lancer aux autorités et aux personnes de bonne volonté ?

Matennin Camara :
Écoutez, j’ai quitté Macenta pour venir à Conakry dans l’espoir de mettre au monde l’enfant que je porte depuis plus de cinq ans. Je suis la seule épouse de mon mari pour qui j’ai déjà fait trois enfants. Je suis à Conakry il y a de cela deux ans neuf mois.

Mon père vient de rentrer de Macenta. Il m’a dit ceci : « Matennin, comme tu as le toujours le courage pour avoir l’enfant que tu portes. Je te conseillerais de rejoindre ton mari à Macenta jusqu’au jour où Dieu voudra que tu mettes au monde cet enfant ».

Mon père m’a dit que comme je ne tombe pas malade avec cette grossesse d’accepter de retourner chez mon mari. Moi aussi, j’ai fini par accepter sa doléance. Et le 2 mars 2012, nous comptons rentrer définitivement à Macenta en attendant le jour de naissance de l’enfant que je porte depuis plus de cinq ans.





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